18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 17:18

Le 17 août 2017

Dernière journée de notre virée montagne, cette fois non pas sur le caillou mais sous la falaise de Presles au-dessus du beau village de Pont-en-Royans avec ses maisons suspendues au-dessus de la Bourne. La grotte de Gournier, attenante à la cavité touristique aménagée de Choranche, offre un magnifique parcours spéléologique, facile nonobstant la cascade de 12 mètres (bien équipée) après le lac d’entrée. Après une cinquantaine de mètres de navigation sous plafond de stalactites… dans un bateau pneumatique gonflé sur les rives du lac, on peut enlever le baudrier dès le ressaut de12 mètres franchi, la suite se passant dans une très large galerie fossile principalement horizontale qui se parcourt aisément à pieds. Cette galerie longue de plusieurs centaines de mètres, ancien lit de la rivière souterraine, offre tout l’éventail des concrétions calcaires, forêt de stalagmites, stalactites et colonnes, planchers de gours adossés à des méduses… un véritable musée à ciel… fermé dans le halo des frontales. On part ensuite découvrir la rivière souterraine, encore active quelques dizaines de mètres sous la galerie, par des châtières verticales peu exposées, mais l’exploration s’arrêtera là sans combinaison néoprène et dans une eau sous les 10°C... Un final rafraîchissant de notre semaine de montagne et une grotte majeure pour son accès insolite… en bateau et la beauté et richesse des concrétions de sa galerie fossile.

croisière... à la rame sur le lac d'entrée

croisière... à la rame sur le lac d'entrée

détail des gours au plancher...
détail des gours au plancher...
détail des gours au plancher...

détail des gours au plancher...

... et concrétions partout autour
... et concrétions partout autour
... et concrétions partout autour
... et concrétions partout autour
... et concrétions partout autour
... et concrétions partout autour
... et concrétions partout autour
... et concrétions partout autour
... et concrétions partout autour
... et concrétions partout autour

... et concrétions partout autour

dans la rivière souterraine sous la galerie fossile
dans la rivière souterraine sous la galerie fossile
dans la rivière souterraine sous la galerie fossile

dans la rivière souterraine sous la galerie fossile

au retour, les concrétions ont (un peu) grandi !...
au retour, les concrétions ont (un peu) grandi !...
au retour, les concrétions ont (un peu) grandi !...
au retour, les concrétions ont (un peu) grandi !...
au retour, les concrétions ont (un peu) grandi !...

au retour, les concrétions ont (un peu) grandi !...

arrivée au lac inaugural, avec sa cascade sèche
arrivée au lac inaugural, avec sa cascade sèche
arrivée au lac inaugural, avec sa cascade sèche

arrivée au lac inaugural, avec sa cascade sèche

le lac et son plafond de stalactites

le lac et son plafond de stalactites

au retour sur le chemin de la grotte de Choranche

au retour sur le chemin de la grotte de Choranche

Pont-en-Royans et ses belles maisons suspendues

Pont-en-Royans et ses belles maisons suspendues

28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 20:52

Le 28 janvier 2017

Seconde exploration de cette longue cavité horizontale non technique mais comportant plusieurs lacs intérieurs, jusqu’à la voûte mouillante finale qui marque la fin de la progression pour ceux qui n’ont ni système d’éclairage étanche ni combinaison néoprène. Même si, à l’instar de la grotte des Rampins voisine, de la boue couvre les concrétions dans l’étage inférieur de la grotte, celle-ci présente une belle section en aval de la salle du sable ave une succession de gours et de méduses donnant sur un lac intérieur. La salle des carottes, découverte par chance sur le chemin du retour à l’étage supérieur de la grotte, offre un magnifique plafond de fistuleuses blanches parfois rejointes par des stalagmites à maturité de colonnes, pour au final une des plus belles salles qu’il m’ait été donné d’admirer dans une grotte non technique et classique !

les méduses des premiers lacs
les méduses des premiers lacs

les méduses des premiers lacs

les gours avant la voûte mouillante
les gours avant la voûte mouillante

les gours avant la voûte mouillante

vues de détail des gours... et des mini-gours
vues de détail des gours... et des mini-gours
vues de détail des gours... et des mini-gours

vues de détail des gours... et des mini-gours

la méduse et la voûte mouillante
la méduse et la voûte mouillante
la méduse et la voûte mouillante

la méduse et la voûte mouillante

dans la salle des sables

dans la salle des sables

dans la salle des carottes et son magnifique plafond de fistuleuses
dans la salle des carottes et son magnifique plafond de fistuleuses
dans la salle des carottes et son magnifique plafond de fistuleuses
dans la salle des carottes et son magnifique plafond de fistuleuses

dans la salle des carottes et son magnifique plafond de fistuleuses

24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 21:10

Le 24 avril 2016

Sommet : 2500 m

Dénivelée : 1150 m

Le chourum de la Pare, situé dans le massif du Dévoluy versant sud du pic de Bure, constitue une très jolie grotte glacée, d'accès long et délicat sans sentier marqué et sur un terrain à chamois (d'ailleurs nombreux ce jour !). La faible fréquentation ne peut d'ailleurs qu'être bénéfique pour ces concrétions de glace fragiles et de renouvellement très long...

En tout cas c'est un plaisir d'explorer ces longues galeries au sol souvent glacé et parfois translucide, et de découvrir au hasard des infiltrations un petit musée des glaces naturel aux pièces en forme de champignons ou d'oiseaux ! La grotte reste techniquement facile nonobstant une petite étroiture à son entrée ; les crampons sont par contre évidemment indispensables, alors que la corde s'avère inutile. Ce n'était pas le cas du chourum Clot exploré un an plus tôt, où  une série de rappels menait à un véritable glacier souterrain issu de neige transformée par la compression et les cycles gel/dégel, alors que la glace du chourum de la Pare semble plutôt provenir d'infiltrations d'eau...

dans la (rude) approche, sur un terrain à chamois (au sens littéral et figuré)
dans la (rude) approche, sur un terrain à chamois (au sens littéral et figuré)
dans la (rude) approche, sur un terrain à chamois (au sens littéral et figuré)

dans la (rude) approche, sur un terrain à chamois (au sens littéral et figuré)

vautours (?) en maraude
vautours (?) en maraude

vautours (?) en maraude

sur le Pré La Pare, ambiance hivernale après ce non-hiver
sur le Pré La Pare, ambiance hivernale après ce non-hiver
sur le Pré La Pare, ambiance hivernale après ce non-hiver
sur le Pré La Pare, ambiance hivernale après ce non-hiver

sur le Pré La Pare, ambiance hivernale après ce non-hiver

à l'entrée du chourum de la Pare

à l'entrée du chourum de la Pare

dans la première section en glace, ses biefs et colonnes de glace
dans la première section en glace, ses biefs et colonnes de glace
dans la première section en glace, ses biefs et colonnes de glace
dans la première section en glace, ses biefs et colonnes de glace
dans la première section en glace, ses biefs et colonnes de glace

dans la première section en glace, ses biefs et colonnes de glace

dans l'une des sections sèches

dans l'une des sections sèches

sur la rivière glacée, au sol souvent translucide
sur la rivière glacée, au sol souvent translucide
sur la rivière glacée, au sol souvent translucide
sur la rivière glacée, au sol souvent translucide
sur la rivière glacée, au sol souvent translucide
sur la rivière glacée, au sol souvent translucide

sur la rivière glacée, au sol souvent translucide

champignons de cristal
champignons de cristal
champignons de cristal
champignons de cristal
champignons de cristal

champignons de cristal

oiseau de cristal

oiseau de cristal

à la descente, même les fleurs ont froid !
à la descente, même les fleurs ont froid !

à la descente, même les fleurs ont froid !

au retour, une "grotte" moins glacée et pleine de vie sous la terrasse !
au retour, une "grotte" moins glacée et pleine de vie sous la terrasse !

au retour, une "grotte" moins glacée et pleine de vie sous la terrasse !

31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 21:01

Le 31 janvier 2016

Redécouverte de la grotte aux champignons, grande cavité de la montagne Sainte-Victoire située au-dessus de l’ermitage Saint-Ser. L’accès se fait par une marche d’environ 45 minutes suivie d’une petite dizaine de mètres d’escalade, en 4 patiné bien protégé par des scellements (descente en rappel), avant une étroiture plutôt commode s’ouvrant sur la grotte elle-même, globalement hémisphérique et d’une centaine de mètres de diamètre. Une approche non triviale donc, mais loin des rappels ou remontées sur cordes qui caractérisent bon nombre de grottes plus techniques.

Malgré sa relative facilité d’accès (amoindrie par le retrait d’une chaîne métallique il y a quelques années) cette grotte n’a pas été trop dégradée et comporte encore de beaux concrétionnements de calcite multicolore, draperies, méduses, excentriques, stalactites et mites, colonnes et quelques curieuses formations… en forme de champignons ! Un beau défilé de mode spéléologique donc, avec une mention spéciale pour la finesse et les couleurs de certaines sculptures de calcite.

l'ermitage Saint-Ser blotti sous les falaises

l'ermitage Saint-Ser blotti sous les falaises

les draperies-stalactites

les draperies-stalactites

stalagmite concrétionné

stalagmite concrétionné

vues macro et de détail des concrétions et de leurs couleurs
vues macro et de détail des concrétions et de leurs couleurs
vues macro et de détail des concrétions et de leurs couleurs
vues macro et de détail des concrétions et de leurs couleurs

vues macro et de détail des concrétions et de leurs couleurs

sous une draperie

sous une draperie

méduse et sa piscine sommitale

méduse et sa piscine sommitale

vue du plafond

vue du plafond

colonne concrétionnée

colonne concrétionnée

dans la calcite de la Sainte-Victoire
dans la calcite de la Sainte-Victoire
dans la calcite de la Sainte-Victoire
dans la calcite de la Sainte-Victoire
25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 17:11

Les 23 et 25 septembre 2015

Balades entre ombre et lumières dans la chaîne de l’Estaque, d’abord sur le rocher du Moulon pour profiter du crépuscule sur la baie de Marseille, puis dans le tunnel du Rove pour explorer cet impressionnant ouvrage d’art inauguré en 1927 et abandonné en 1963 suite à l’effondrement d’une portion de sa voûte.

 

panoramiques vers Marseille et la Bonne Mère
panoramiques vers Marseille et la Bonne Mère

panoramiques vers Marseille et la Bonne Mère

les tours et îles de l'Erevine au crépuscule

les tours et îles de l'Erevine au crépuscule

le bleu se lève sur Marseille

le bleu se lève sur Marseille

Ce tunnel de canal, parmi les plus grands et longs au monde, permettait un trafic entre l’étang de Berre et la rade de Marseille ; des travaux sont actuellement envisagés pour recréer une circulation d’eau dans le tunnel et alimenter l’étang du Bolmon à Marignane.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tunnel_du_Rove

L’ambiance dans ce tunnel fermé depuis plus d’un demi-siècle vaut une balade malgré un accès - normalement interdit - non trivial depuis l’entrée nord à Marignane, et on découvre dans les quelques centaines de mètres où les banquettes latérales ne se sont pas effondrées une ambiance un peu post-apocalyptique faite de clair obscur, de parois couvertes de concrétions et de mousses autour d’une eau saumâtre… Les longueurs de stalactites apparemment proches du mètre montrent d’ailleurs une vitesse de croissance de l’ordre du cm/an, « bientôt » des concrétions qui barrent le canal ?

l'entrée nord du tunnel du Rove à Marignane

l'entrée nord du tunnel du Rove à Marignane

le tunnel et ses trottoirs latéraux parfois effondrés
le tunnel et ses trottoirs latéraux parfois effondrés

le tunnel et ses trottoirs latéraux parfois effondrés

des stalactites au plafond...
des stalactites au plafond...

des stalactites au plafond...

... des concrétions sur les côtés...

... des concrétions sur les côtés...

... des mini-gours sur les trottoirs...
... des mini-gours sur les trottoirs...

... des mini-gours sur les trottoirs...

de rouille et d...

de rouille et d...

... de mousse !

... de mousse !

14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 19:22

Le 14 juin 2015

Première exploration du gouffre du Chourum Clot dans le Dévoluy au-dessus du hameau de la Chaup. Après la baignade dans l’eau chaude  dela côte bleue la veille on remplace le maillot et les sandales par la doudoune et les crampons pour découvrir cette cavité où la neige accumulée depuis des siècles et transformée en glace donne aux galeries des allures de palais des glaces. Après une demi-heure de marche sur un GR on découvre un grand trou dans le calcaire mêlé de pelouse, comblé de neige et de piaillements de chocards. Faute d’équipement spéléologique adéquat on installera les statiques de descente sur des becquets avant de pouvoir brocher dans la glace du fond de la cavité. Les conditions très humides du jour et le manque de cordes nous inciteront à faire demi-tour avant le dernier (?) rappel, le plus technique car vertical et encaissé entre glace et rocher, un torrent de pluie et de fonte audible au fond ! Quoi qu’il en soit on aura pu découvrir en plein mois de juin à 1700 mètres d’altitude un simili-glacier souterrain, où colonnes, stalactites et stalagmites de glace décorent les galeries, la glace très sculptée en surface et presque translucide prenant dans le halo de la frontale des allures de cristal de Bohême ! Une visite à renouveler donc, plus tôt en saison et plus long en statiques...

à l'entrée du gouffre et dans sa gueule
à l'entrée du gouffre et dans sa gueule

à l'entrée du gouffre et dans sa gueule

photo de Régis

photo de Régis

dans la première salle en bas du névé, stalactites et stalagmites en glace façon cristal de Bohême
dans la première salle en bas du névé, stalactites et stalagmites en glace façon cristal de Bohême
dans la première salle en bas du névé, stalactites et stalagmites en glace façon cristal de Bohême
dans la première salle en bas du névé, stalactites et stalagmites en glace façon cristal de Bohême
dans la première salle en bas du névé, stalactites et stalagmites en glace façon cristal de Bohême
dans la première salle en bas du névé, stalactites et stalagmites en glace façon cristal de Bohême
dans la première salle en bas du névé, stalactites et stalagmites en glace façon cristal de Bohême
dans la première salle en bas du névé, stalactites et stalagmites en glace façon cristal de Bohême
dans la première salle en bas du névé, stalactites et stalagmites en glace façon cristal de Bohême
dans la première salle en bas du névé, stalactites et stalagmites en glace façon cristal de Bohême

dans la première salle en bas du névé, stalactites et stalagmites en glace façon cristal de Bohême

vers le bas du gouffre, entre rocher et glace épaisse de plusieurs dizaines de mètres
vers le bas du gouffre, entre rocher et glace épaisse de plusieurs dizaines de mètres
vers le bas du gouffre, entre rocher et glace épaisse de plusieurs dizaines de mètres
vers le bas du gouffre, entre rocher et glace épaisse de plusieurs dizaines de mètres
vers le bas du gouffre, entre rocher et glace épaisse de plusieurs dizaines de mètres

vers le bas du gouffre, entre rocher et glace épaisse de plusieurs dizaines de mètres

vers la surface, photos de Régis
vers la surface, photos de Régis

vers la surface, photos de Régis

retour au soleil et aux températures de juin
retour au soleil et aux températures de juin

retour au soleil et aux températures de juin

22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 19:33

Le 22 mars 2015

En ce week-end pluvieux balade spéléologique dans la grotte dite du « régaïe de Néoules » située près de la grotte des Rampins. A l’instar de cette dernière cavité le « régaïe » se développe à l’horizontale et ainsi sans rappel et remontée sur corde, de la spéléologie donc non technique même si le parcours comprend quelques passages étroits à contorsionnements. En revanche le régaïe s’avère beaucoup plus esthétique avec sa rivière souterraine aux eaux immaculées, petits lacs et gours entre stalactites et colonnes, bien loin de la boue qui tapisse souvent la grotte des Rampins.

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dans la première galerie

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dans le lac intermédiaire

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vers la salle du sable

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photo de Lucie

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photo de Lucie

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les gours terminaux, photo de Lucie

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photo de Lucie

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photo de Lucie

24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 21:12

Le 24 janvier 2015

Journée de spéléologie technique dans la grotte de Saint-Eucher située près de Pertuis. La cavité s'ouvre à flanc de falaise au-dessus de la Durance, et, passé la statue de Saint-Eucher à l'entrée, comporte des galeries souvent humides, un équipementremarquable par sa quantité et qualité  (scellements, cordes fixes parfois à double...) balisant la galerie principale. On pourra admirer quelques concrétions durant la progression, souvent verticale avec de nombreux rappels et remontées sur corde, concrétions plus riches dans la belle salle du lustre avec ses plafonds d'excentriques sur papiers-peints de choux-fleurs !

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la statue de Saint-Eucher et l'entrée de la partie spéléologique à gauche

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figurines de boue à la fin de la partie équipée, prévoir environ 50 mètres de statique à partir de là

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dans la salle du lustre, sous la pièce éponyme

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détail des excentriques

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les choux-fleurs

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passage d'une chatière large...

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... et d'une autre étroite

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à la sortie, les Préalpes Dignoises, de Roche Close au Cheval Blanc, derrière la Durance

19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 09:30

Le 18 janvier 2014

Retour dans la grotte du Draïoun en ce WE de pluies et d’inondations qui nous fait trouver abri et chauffage (la cavité affiche une température proche de 20°C constante toute l’année) dans le plus beau réseau spéléologique du cap Canaille. Les vires d’accès et les puits équipés de cordes fixes dans le cadre d’une étude scientifique en cours rendent l’approche très rapide, et c’est en 45 minutes que nous parvenons au porche d’entrée, et en 20 minutes de plus au « camp de base », après un premier méandre qui n’a plus de secrets pour moi après 4 explorations de la grotte. On ne trouvera toujours pas durant cette tentative la sortie du méandre de l’arrache-esquigne, oppressant avec sa galerie en forme d’entaille, large de moins d’un mètre mais profonde de parfois plus de 10 mètres, et longue de plusieurs centaines de mètres. La progression s’y fait en opposition un pied de chaque côté sur des prises ou des corniches glissantes, à des hauteurs dépendant de la largeur de la fente, avec des portions d’escalade, désescalade ou de contorsionnements dans les chatières qui rendent le parcours exposé et parfois pénible, sous un souffle raccourci par l’oxygène rare et le dioxyde de carbone riche de cette cavité presque fermée.

On aura en tout cas pu retourner dans la magnifique galerie concrétionnée accessible sans peur ce jour grâce aux cordes fixes sécurisant la traversée exposée après le premier grand puits de 20 mètres.

Les choux-fleurs et aiguilles d’aragonite y poussent à profusion, avec même des bouquets d’excentriques tridimensionnelles d’une finesse extrême (jusqu’à 10 cm de long pour quelques millimètres d’épaisseur). Au-delà de l’esthétisme, des descentes de puits et des remontées sur corde, on retourne en enfance à se faufiler en rampant dans les chatières ou à rechercher la sortie d'un labyrinthe sans peur de se rouler dans la poussière ! Ce bain de jouvence (qui tourne parfois au bain de boue) permet un voyage au centre du caillou bien-nommé quand on a nourri son imaginaire de gamin des romans de Jules Verne.

Reste à retourner dans la grotte une sixième fois pour (enfin) trouver la sortie du dédale du méandre…

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au départ de la vire d'accès, photo de Nicolas

 

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sur la vire d'accès

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les calanques sous le ciel plombé

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dernière longueur jusqu'au porche d'accès, photo de Nicolas

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vue depuis le porche d'accès

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au "camp de base"

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sur les corniches avant le premier puits

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dans la galerie juste après le premier puits de 20 mètres

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détail des stalactites

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dans la très belle galerie concrétionnée après le puits de 20 mètres

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dans les concrétions multicolores

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les bouquets d'excentriques de calcaire, la goutte d'eau donne l'échelle !

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sous le plafond d'épées de Damoclès

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passage en désescalade dans le long et délicat méandre

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demi-tour dans le méandre après 2 heures de recherche infructueuse de la sortie...

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première remontée sur cordes

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retour dans le décor baroque de la galerie supérieure

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entre choux-fleurs et draperies

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des formes aussi variées que les couleurs

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les oursins d'aragonite    

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vue de détail de la pelouse de calcaire, à noter l'excentrique en boucle en bas à droite

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seconde remontée sur cordes

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 19:16

Le 1er janvier 2014

Petite session de spéléologie dans une, si ce n’est la seule, grotte des calanques de Marseille peu dégradée (appelons-la grotte de la « casserole » [sic]) . Bien loin des trop connues grottes Rolland ou du rocher Saint-Michel, cette cavité offre une galerie très concrétionnée, avec notamment de superbes plafonds d’excentriques tridimensionnelles. Ces stalactites d’aragonite tridimensionnelles rappellent celles visibles dans les grottes des falaises soubeyrannes, dont l’accès délicat par rappels pendulaires ou longueurs d’escalade tranche avec la facilité d’approche de cette belle galerie des calanques.

La méconnaissance générale de la grotte de la « casserole », absente des cartes et des topos, et dont l’entrée est même (grossièrement) masquée permettra peut-être de mieux conserver ses concrétions que dans ses voisines pillées de longue date.

La galerie d’une cinquantaine de mètres de développement comporte plusieurs petites salles bien décorées reliées par des rétrécissements peu marqués ; c’est donc plus de la balade souterraine contemplative que de la spéléologie, parfait pour agrémenter une marche d’approche avant d’aller grimper quelques couennes à la Bougie, sur le calcaire à gouttes d’eau des calanques face au Riou !

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dans la première salle

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vue de détail des choux-fleurs

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les stalactites excentriques

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dans une salle latérale

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une grosse stalactite en pleine germination

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vue de détail

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le magnifique plafond d'excentriques

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à la sortie de la cavité

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du site de couennes de la Bougie vue... vers l'île de Jarre

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... et vers l'île du Riou

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nid de chenilles processionnaires du pin

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