31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 17:33

Le 30 août 2014

Demi-journée dans la calanque du Mugel, une crique aux eaux azuréennes blottie sous le Bec de l’Aigle à La Ciotat. Une mer très calme et une excellente visibilité assureront de belles plongées sur des fonds variés de rochers et d’herbiers de Posidonie, avec une faune classique mais abondante de saupes, gobies, girelles et alevins…

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panoramique de la calanque du Mugel

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des fonds transparents...

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... qui abritent des milliers d'alevins...

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... des gobies peu farouches...

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... des girelles paons qui refusent de poser...

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... des étoiles de mer plus dociles...

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... et des bancs de saupe en formation serrée

31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 08:37

Le 29 août 2014

 Après un parcours partiel en deep water solo l’année précédente, retour en baudrier sur la première partie de la grande traversée en escalade du cap Morgiou appelée « El Cap », dans les 10 longueurs de « en attendant petit bout ». Un escalade équipée dans un cadre maritime plaisant, où les cormorans assurent le spectacle, mais pas très homogène ni soutenue, où de longues portions faciles alternent avec de courts pas de grimpe en 5c/6a. Attention aux lunules sans doute fragilisées par les plaisanciers qui y amarrent leurs bateaux ; j’en ferai les frais peu après L3 avec au final un vol de 5 mètres dans l’eau… après escale douloureuse sur des rochers…

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Voie "en attendant Petit Bout", 10 longueurs, équipé, 6a+ max

5c+/4/6a+/5c/5b/6a+ (arrêt à L6)

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la voie du jour, première partie des 39 (!) longueurs de El Cap, et ma dernière avant quelques semaines...

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dans L1, photo de Nicolas

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dans la portion facile après la première longueur en 5+

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la Candelle et sa couronne de cirrus

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dans L3 en  6a+, pas évident en tête avec une fracture ([sic])

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cormoran prenant la pose    

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au départ de L6, photo de Nicolas

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fin de L6

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crépuscule sur la Candelle et la Concave

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 20:19

Le 29 août 2014

Les orages de la mi-journée s’évacuent vite, et on en profite pour retourner en fin d’après-midi sur le secteur Draïoun du Cap  Canaille, encore une exposition géologique à ciel ouvert délicatement éclairée par le soleil couchant. Au final 6 longueurs d’escalade variées en calcaire, grès et conglomérat, dont la difficulté va crescendo du dièdre de L1 en 6a+ à la belle fissure de L3 en 6b+ et au mur de poudingue de L4 en 6c+, avant 2 longueurs moins difficiles en guise de transition vers le belvédère unique de la crête sommitale sur le crépuscule dans les calanques.

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rêve d'abricot, équipé, 6 longueurs, 6c+ max

6a+/6b/6b+/6c+/6b/5c

 

 

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au départ du dièdre de L1, photo de Lucile

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fin de L1

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sur les tablettes déversantes du départ de L2

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fin de L2 en dièdre, photo de Lucile

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dans le magnifique dièdre de L3, photo de Lucile

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au départ de L4 et du poudingue

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juste avant le crux de L4

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dans L5

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fin de L5, photo de Lucile

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au relais sommital de L5

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300 mètres au-dessus de la Grande Bleue...

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... et face aux calanques

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dernières lueurs vers la chaîne de l'Etoile et le Pilon du Roi

27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 20:59

Le 27 août 2014

Soirée d’escalade en face ouest du rocher Saint-Michel, sur la voie du « couloir de la faucille » dans le secteur du pin. Trois longueurs sur un bon calcaire à trous, avec un équipement qui bien qu’ancien reste excellent tout du long, de quoi par exemple se lancer sans frayeur la belle fissure oblique en 6b de la seconde longueur. Le couchant offre dans ce secteur une ambiance superbe, avec la mer qui rougeoie sous les chaussons à l’ouest, et la crête des lames et du rocher des Goudes qui se détachent devant le casque au sud. On parviendra d’ailleurs au sommet du rocher saint-Michel aux dernières lueurs du jour, avant de descendre dans la nuit tombante les 2 rappels de « la rectiligne » puis de viser les lumières de Callelongue à travers la garrigue !

 

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Voie « le couloir de la faucille », 3 longueurs, équipé, 6b max

6a/6b/5b (L3  en traversée gazeuse et malcommode, plutôt 5b que 4c à mon sens)

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"panoramique vertical" dans L1

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fin de L1 devant les lames

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dans la fissure de L2

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une cordée sous les lames

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bruyère en fleurs au relais de L1

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au départ de la traversée de L3    

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face au large

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vue vers l'île Maïre et le phare du Planier

24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 17:57

Le 24 août 2014

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Après la mise en bouche de la veille dans le canyon du Haut-Jabron descente de la clue de Saint-Auban, où la rivière Esteron forme un beau canyon partant du village éponyme, avec un long encaissement de vasques coupées de cascades, dont la quasi-totalité peut se descendre sans corde. Au programme donc un canyon esthétique et ludique comprenant de nombreux sauts et toboggans dans une eau bien fraîche (10°C) au matin en ce mois d’août aux allures déjà automnales ; la dernière vasque ensoleillée sera la bienvenue pour remplacer le néoprène par les rayons de soleil !

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première cascade

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un canyon aquatique et ludique : de la marche...    

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... des toboggans...

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...des sauts...

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... et des passages esthétiques    

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au départ de la tyrolienne

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tyrolienne installée par des BE    

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la dernière vasque

24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 17:56

Le 23 août 2014

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Parcours de de la clue du Haut-Jabron dans le parc naturel régional du Verdon, un magnifique mais très bref canyon. Arches naturelles, vasques suspendues et cascades souterraines donnent à cet encaissement une ambiance presque spéléologique, dommage qu’une demi-heure suffise à descendre les quelques centaines de mètres de ce canyon par ailleurs très parcouru de par sa beauté et sa  brièveté…

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dans le toboggan inaugural

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saut à la fin du canyon

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remontée et passage dans la châtière

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à mi-canyon

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dans la première vasque

21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 20:42

Le 21 août 2014

Retour sur la voie « 2 gamins sous la pluie » dans le secteur de la grotte des Tablettes, cette fois en été et au crépuscule pour profiter de la baignade au pied des 3 rappels d’accès et des lumières du couchant sur les zébrures de grès du pied des falaises. Une voie dont effectivement je ne me lasse pas, avec son départ sur une plate-forme rocheuse posée face au large, en belvédère parfait sur les calanques de Marseille d’un côté et la grande muraille des soubeyrannes de l’autre. La grimpe bien qu’un peu hétérogène dans la difficulté reste variée tout au long des 4 longueurs, de la dalle de grès au dièdre de conglomérat via un dévers puis une traversée, à noter une première longueur dans un cadre exceptionnellement beau mais aussi bien coriace pour du 6a, qui plus est quand les chaussons patinent sur la couche de sable posée sur les dalles de grès… Et puis il faudra revenir rapidement pour goûter aux 2 nouvelles longueurs repérées ce jour, qui apparemment  en mettent plein les yeux… et les avant-bras !

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Voie " 2 gamins sous la pluie", 4 longueurs, équipé, 6c max

6a/6c/5b/5c

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second rappel vu du haut...

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et de l'intérieur...

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troisième et dernier rappel    

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baignade au départ de la voie

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sur les zébrures de grès de la première longueur    

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au relais sommital de L2

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dans le dièdre de 35 m de L4    

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crépuscule depuis la corniche des grands-ducs    

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crépuscule depuis la villa Sainte-Frétouse

18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 18:06

Le 17 août 2014

Dernière journée de ces 2 semaines de congés en montagne rendues difficile par une météo souvent plus hivernale qu’estivale. Avant le retour à Marseille, on choisit de finir non pas sur le gneisss ou le granite mais un rocher mieux connu des calanquistes, à savoir le calcaire, sur la face sud-est de la tête de Gaulent, au-dessus de Champcella et de la falaise du Ponteil.

La voie « Gaulent Temen » comprend 8 longueurs variées en traversée, dalle ou dièdre dans une ambiance raide au départ et vertigineuse dans les dernières longueurs, avec notamment une L5 et L6 soutenues sur un magnifique calcaire orangé à gouttes d’eau très abrasif. Au final une jolie voie plus difficile que les cotations du topo ne le laisseraient penser ;  le dièdre de L6 coté Vsup vaut par exemple son pesant de magnésie, son ambiance gazeuse étant accentuée ce jour par un vent du nord glacial qui nous accompagnera toute la montée.

On sera donc soulagés de fouler le plancher des marmottes après 3 rappels de descente bien verticaux, avant de retrouver la prairie des Hautes-Alpes puis la garrigue marseillaise, après 2 semaines pleines de vent, de soleil, de neige, de brouillard et de givre, de dizaines heures d’approche et de longueur d’escalade, de nombreux demi-tours en alpinisme, d’une poignée de fondues au dîner et de poignées de myrtilles au pied des voies !

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Voie « Gaulent Temen», équipé, 8 longueurs, 6a max

5b/5c/5c/5b/6a/5c/5a/4c pour les cotations officielles, 6a/5c/6a/5c/6a/6a+/5a/4c, le dièdre de L6 nous a paru bien difficile pour du Vsup !

Sommet : 2800 m

Dénivelée : 700 m d’approche pédestre, 200 m d’escalade

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durant l'approche, devant la courte mais raide et compacte face sud-est de la tête de Gaulent

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dans L1, photo de Nicolas

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vue du relais sommital de L1

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dans L2

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la traversée de L3

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au départ du dièdre de L6... 

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... sur du rocher bien sculpté

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sortie du dièdre...

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... plein gaz

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une cordée dans les rappels de descente    

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sur les gendarmes de L8, photo de Nicolas

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au départ de L8

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au départ du premier des 3 rappels

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sentinelle sur le retour

18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 18:05

Le 16 août 2014

Après les péripéties de la veille on vient se reposer sur une grande voie équipée dominant le pré de Madame Carle, des délices de l’escalade sur bon gneiss et spits versus l’alpinisme mixte sur rocher délité… La voie « Engat’s aux Arcas » déroule ses 16 longueurs d’escalade sur la face sud de la pointe des Arcas, un belvédère idéalement situé devant les faces nord du Pelvoux et sud-est de la Barre des Ecrins. La grimpe reste intéressante tout au long des 500 mètres d’escalade, d’abord en mur raide puis sur un gneiss qui se couche et offre des styles plus variés,  mais toujours les mains entre les buissons d’edelweiss et les yeux sur le Pelvoux ! A noter un second bastion au-dessus de la vire herbeuse équipé (partiellement, relais à compléter ou constituer sur sangles) de 2 longueurs en 6b dans la variante dite du grimpeur, à ne pas rater pour profiter de 2 longueurs soutenues sur un bel éperon suspendu.

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Voie « Engat’s aux Arcas », équipé, 16 longueurs, 6b max (demi-tour à la treizième longueur à 18h30 après un départ bien tardif, avant d’entamer 10 rappels de descente…).

Sommet : 2800 m

Dénivelée : 500 m d’approche pédestre, 400 m d’escalade

 

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au départ du Pont du Ban    

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fleur devant la Barre    

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grimpeur devant le Pelvoux

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au pied de la pointe des Arcas, face aux 13 premières longueurs

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à l'attaque

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dans les premières longueurs en mur de gneiss

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photo de Nicolas

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panoramique vertical devant le Pelvoux et le glacier des Violettes

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panoramique vertical devant la Barre des Ecrins et le glacier Noir

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le nez dans les edelweiss

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en bas du bastion en 6b, photo de Nicolas

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en haut du bastion en 6b, photo de Nicolas

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début de descente

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en haut des 400 mètres de rappels

18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 18:04

Les 14 et 15 août 2014

Après le but météo du début de semaine aux Bans retour en alpinisme dans le massif des Ecrins pour y viser l’arête sud-est de la pointe Louise au-dessus du Glacier Blanc. Après une grande voie d’Ailefroide interrompue par la montre, on monte bivouaquer près du refuge du Glacier Blanc, sous un vent de nord glacial qui nous précipitera dans nos duvets et sur sacs sitôt le réchaud éteint. Après une nuit tiède dans les plumes d’oie du duvet couvert de givre au petit matin, on se mettra vite au réveil dans les plumes des doudounes, pour une approche rapide jusqu’au pied de l’arête communément appelée sud-est de la pointe Louise. Toute la face nord à droite de l’arête est encore bien plâtrée par les chutes de neige de l’avant-veille, maintenues intactes par les températures bien fraîches de cette fin de semaine, mais le fil de cette arête dite « sud-est » (donc a priori ensoleillée et où la neige a donc déjà fondu) apparaît sec vu de l’attaque, et 2 cordées déjà engagées me donnent une fausse confiance dans les conditions de l’itinéraire.

Les premières centaines de mètres de l’arête sont vite remontées corde tendue puis en tirant quelques longueurs sur du bon gneiss qui se protège bien, et on rattrape en 1h30 mn les 2 cordées vues depuis l’attaque, qui ont perdu beaucoup de temps en quittant le fil. Encore un beau passage de grimpe équipé d’un piton, et subitement l’arête prend un visage beaucoup plus hostile avec une ligne qui tourne vers le versant nord et du rocher qui devient moins compact et plus déliquescent. L’enneigement du versant nord à droite de l’arête nous contraint à passer par le fil et surmonter un gendarme en V non protégeable, si ce n’est par une sangle posée 10 mètres plus bas sur un bloc coincé, et une fois le gendarme gravi, les jambes un peu flageolantes par l’engagement du passage, je découvre une arête enneigée qui vient mourir au pied de dalles de gneiss couvertes de neige et de verglas, juste sous l’arête sommitale. Encore 15 mètres gravis sur la gauche avec des protections plus qu’aléatoires, et je parviens sur une minuscule plate-forme rocheuse où une sangle posée sur un micro-becquet offre la seule protection possible. Au-dessus de mon relais de fortune une quinzaine de mètres de dalle verglacée et couverte de neige, compacte et sans aucun assurage possible visible. Il faudrait déblayer les fissures pour envisager de poser des friends, mais l’assurage aléatoire sur un mauvais relais n’incite guère à se lancer pour retrouver l’arête sommitale toute proche mais donc inaccessible. La descente en rappels semble également très dangereuse sans amarrages naturels au départ, puis sur 300 mètres de rochers brisés souvent branlants, et après concertation avec les 2 cordées suivantes, qui ont également stoppé juste en-dessous, on se rend vite à l’évidence qu’une progression vers le haut ou le bas serait extrêmement risquée. On ne peut donc que s’en remettre à la fée hélicoptère et secours en montagne, et le portable qui par chance capte nous amène les secouristes en moins d’une heure, puis le treuil salvateur qui nous sort de cet itinéraire décidément pas en conditions. 30 minutes plus tard et voilà les 3 cordées en bas de l’arête sur le Glacier Blanc, pour faire le bilan de nos erreurs et remercier les secouristes, qui rentrent justement d’une intervention longue et complexe sur le pilier sud de Barre Noire, où 2 grimpeurs hollandais bloqués par la neige n’ont pu être extraits qu’au prix d’une nuit d’efforts avec notamment la pose par les secouristes de dizaines de pitons et de 300 mètres de cordes fixes !

Un été décidément bien compliqué pour l’alpinisme, où les rares créneaux météo apparemment favorables voient les prises de risques se multiplier et les grimpeurs s’engager dans des itinéraires aux conditions hivernales. Une bonne leçon de montagne pour moi, heureusement sans conséquences fâcheuses grâce au travail des sauveteurs ; l’arête de la pointe Louise n’a de sud que le nom, et je n’aurais pas du m’engager dans un itinéraire de haute montagne engagé, dont l’enneigement n’était pas connu…

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Sommet : 3700 m

Difficulté : AD (en conditions sèches...)

Dénivelée :

J1 : 1850-2550

J2 : 2550-3500-1850

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le Glacier Blanc

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vue depuis le secteur de la Draye

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un peu de grimpe... avant de mettre les 15 kg du sac sur le dos

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durant l'approche, devant les gendarmes de Clouzis

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jeux de lumières vers le pré de Madame Carle

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au bicouac, pose longue vers les faces nord du Glacier Noir...

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... et au réveil, le givre partout !

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durant l'approche, à 2900 m sur le Glacier Blanc

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dans la première partie de l'arête, au-dessus de la face nord enneigée

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encore de bonnes fissures pour se protéger...

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... et des relais confortables, photo de Nicolas

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... même s'il faut grimper entre les protections, photo de Nicolas

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toujours du bon caillou... sec sur l'arête

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... même si l'ascension se corse au-dessus du mur pitonné...

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... sur un gendarme de rocher pourri et difficile à protéger...

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... mais le pire est à venir : une dalle de gneiss verglacée et improtégeable !

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