23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 15:26

Le 22 mai 2016

Descente de la partie amont du canyon de la Cagne situé près du col de Vence sous le village de Coursegoules. Après une très courte approche pédestre la descente début par une succession de verticales, malheureusement sèches après cet hiver peu arrosé sur les Alpes maritimes, et se poursuit par un parcours moins accidenté mais plus aquatique avec un débit correct apporté par des résurgences. Le canyon offre alors de belles vasques assorties de sections ludiques, sauts et/ou toboggans, avant une belle dernière cascade de 38 mètres (et pas un de moins…).

Un joli clap de fin pour une semaine placée sous le signe de l’eau, avec du vertical en chaussons d’escalade au-dessus de la Grande Bleue samedi 21, de l’oblique sur de l’eau solide à skis dimanche 15 et lundi 16, et du canyon en combinaison néoprène le dimanche 22. Sans oublier trail et VTT entre les deux, de quoi goûter tous les sports de printemps par ce mois de mai contrasté !

au départ de la partie humide du canyon (!)
au départ de la partie humide du canyon (!)

au départ de la partie humide du canyon (!)

de jolies vasques ludiques...

de jolies vasques ludiques...

...à toboggans, sauts ou rappels...
...à toboggans, sauts ou rappels...
...à toboggans, sauts ou rappels...

...à toboggans, sauts ou rappels...

... avant la dernière cascade de 38 mètres (saut possible pour ceux avec des cordes trop courtes...)
... avant la dernière cascade de 38 mètres (saut possible pour ceux avec des cordes trop courtes...)

... avant la dernière cascade de 38 mètres (saut possible pour ceux avec des cordes trop courtes...)

23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 15:25

Le 21 mai 2016

Pilier du feu sacré

8 longueurs, équipement à compléter, 6a max

4c/5b/6a/3/rappel/5c+/4b/4c/5c/rappel

Demi-journée d’escalade dans l’Esterel, sur la grande voie appelée « pilier du feu sacré », en fait plutôt un éperon qui remonte en 8 longueurs et 2 rappels un contrefort du Pilon. L’escalade, bien que peu continue et gazeuse, offre de beaux passages, de dalle dans L3 et de dièdre dans L5, sur de la magnifique rhyolite de l’Esterel, un rocher d’origine volcanique à la couleur rouge caractéristique. Le cadre reste donc superbe tout au long de la voie, longue et variée mais avec partout de beaux points de vue sur le bleu de la Méditerranée et le vert de la forêt méditerranéenne (dont de beaux exemplaires de chêne liège), et des passages atypiques sur rocher sculpté en lunules et trous qui rappelle les taffonis du granite corse quelques centaines de kilomètres plus au sud ! Les cotations plutôt débonnaires ne doivent pas faire publier l’équipement souvent espacé et disparate (du piton au goujon en passant par le nœud de corde… ou le coin de bois !) et donc quelques passages un peu exposés comme le départ de L3 (protégeable sur friend) ou surtout le départ et la fin de L5. Quoi qu’il en soit une jolie voie dans un cadre exceptionnel, juste un peu terni par la proximité de la route de la corniche de l’Esterel et donc le bruit associé…

au départ du parking de la pointe de l'observatoire

au départ du parking de la pointe de l'observatoire

le pilier et le déroulé de la voie au premier plan

le pilier et le déroulé de la voie au premier plan

fin de L1

fin de L1

la belle dalle de L2, petit friend bienvenu au départ
la belle dalle de L2, petit friend bienvenu au départ
la belle dalle de L2, petit friend bienvenu au départ

la belle dalle de L2, petit friend bienvenu au départ

fin de L5, un peu exposée au-dessus du goujon

fin de L5, un peu exposée au-dessus du goujon

au relais sommital de L6

au relais sommital de L6

dans la fissure de L7... et ses coins de bois !

dans la fissure de L7... et ses coins de bois !

le mur "à taffonis" de L8
le mur "à taffonis" de L8

le mur "à taffonis" de L8

dans le second et dernier rappel

dans le second et dernier rappel

retour à pieds, dans le rouge et le bleu
retour à pieds, dans le rouge et le bleu
retour à pieds, dans le rouge et le bleu

retour à pieds, dans le rouge et le bleu

buisson d'immortelles dans l'éboulis de rhyolite

buisson d'immortelles dans l'éboulis de rhyolite

16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 19:35

Les 15 et 16 mai 2016

Sommet : 3350 m

Itinéraire :le Rif du Sap - refuge de Chalance - col de la Muande - lac de la Muande - lac des Rouies - col de la Lavey - passage de l'âne - col des Rouies - chalet du Gioberney

Dénivelée :

J1 :1100 (1400-2500)

J2 : 2100 (2500-2650-2550-3100-2350-3300-2900-3350-1650)

Difficulté : 3.3 dans les descentes du col de la Muande et de la Lavey, mais tour long, engagé et parfois exposé

Un très beau tour à skis autour des Rouies dans le grand Oisans sauvage, avec le passage par rien de moins que 6 vallons différents en 2 jours et des coins très peu fréquentés des skieurs/randonneurs/alpinistes, tels que les vallon du glacier du Fond et des Rouies, avec la belle ambiance glaciaire du lac de la Muande bordé par un mur de glace ou de celui des Rouies dominé par un glacier suspendu émissaire de la calotte des Rouies.
En cerise sur le gâteau une nuit au refuge non gardé de Chalance, petit nide d'aigle découvert en 2013, et refuge à la Samivel perché 1500 m au-dessus du canyon du Valgaudemar face au spectacle quotidien des aurores et crépuscules sur le Sirac, aussi petit que confortable avec son gaz et son éclairage photovoltaïque...
Les grosses chutes de neige de la semaine passée (sans doute plus d'1 mètre au-dessus de 3000) ont rendu les conditions parfois délicates, avec cette couche de neige récente encore mal liée à l'ancienne et de nombreuses purges, parfois grosses, dans les pentes raides surtout celles exposées au nord. On serrera d'ailleurs les cuisses et les mollets dans les descentes est et sud des cols de la Lavey et des Rouies, effectuées à des heures indûes... A notre décharge la montée du refuge de Chalance au col de la Muande se sera avérée beaucoup plus complexe, exposée et lente que prévue, avec une longue traversée à flanc jusqu'en bas de la Muande de Constantine, et un couloir sud encore insuffisamment transformé et donc parfois en croûte non portante.

Sinon la météo restera idéale tout au long des 2 jours, de la tempête de ciel bleu avec du vent de nord modéré, et donc en temps plutôt frais garantissant un excellent regel nocturne et un décaillage pas avant midi en exposition ouest. Le flux de nord permettra d'ailleurs la formation d'une magnifque mer de nuages dans le fond de vallée du Valgaudemar le soir, marée basse le matin avec ces nuages qui se dissipent dès les premiers rayons. 

L'enneigement s'avérera plutôt bon et même abondant au-dessus de 2700 mètres : les fréquentes et parfois abondantes chutes de neige du printemps auront bien compensé un début d'hiver calamiteux ! Bon quantitativement, le manteau sera parfois piégeux, avec toutes les nuances de la neige de printemps, gelée dans la descente vers le lac de la Muande, en cours de décaillage dans la remontée au col de la Lavey, puis pourrie sur près de 50 cm dans la descente de ce dernier ! La dernière et longue descente de la calotte des Rouies offrira malgré son horaire tardif et son orientation sud, et donc à notre plus grande surprise, une neige un peu trop molle mais bien skiable, dans l'ambiance magnifique des ces pentes suspendues au-dessus de la profonde échancrure de la Séveraisse.

Quoi qu'il en soit un tour exceptionnel par son ambiance, dans un grand Oisans sauvage où nous croiserons chamoins, aigles, lacs glacés, crevasses, séracs, refuge bivoiuac panoramique... mais aucun humain !

J1 : portage en baskets au-dessus du Rif du Sap
J1 : portage en baskets au-dessus du Rif du Sap
J1 : portage en baskets au-dessus du Rif du Sap

J1 : portage en baskets au-dessus du Rif du Sap

J1 : chaussage des skis devant le Sirac et la pointe des Moutières
J1 : chaussage des skis devant le Sirac et la pointe des Moutières

J1 : chaussage des skis devant le Sirac et la pointe des Moutières

J1 : derniers mètres sous le refuge-bivouac de Chalance
J1 : derniers mètres sous le refuge-bivouac de Chalance

J1 : derniers mètres sous le refuge-bivouac de Chalance

J1 : le refuge, vu de l'extérieur et vue de l'intérieur
J1 : le refuge, vu de l'extérieur et vue de l'intérieur

J1 : le refuge, vu de l'extérieur et vue de l'intérieur

J1 : crépuscule nautique sur le pic de Parières et le Sirac
J1 : crépuscule nautique sur le pic de Parières et le Sirac
J1 : crépuscule nautique sur le pic de Parières et le Sirac

J1 : crépuscule nautique sur le pic de Parières et le Sirac

J2 : aurore sur le Sirac et les sommets du vallon de Navette
J2 : aurore sur le Sirac et les sommets du vallon de Navette

J2 : aurore sur le Sirac et les sommets du vallon de Navette

J2 : pente exposée au réveil au-dessus du refuge (à gauche de la photo)

J2 : pente exposée au réveil au-dessus du refuge (à gauche de la photo)

J2 : dans la montée vers le col de la Muande, par le glacier de Porteras
J2 : dans la montée vers le col de la Muande, par le glacier de Porteras
J2 : dans la montée vers le col de la Muande, par le glacier de Porteras

J2 : dans la montée vers le col de la Muande, par le glacier de Porteras

J2 : parois plâtrées et ambiance patagonienne au col de la Muande, versant nord
J2 : parois plâtrées et ambiance patagonienne au col de la Muande, versant nord

J2 : parois plâtrées et ambiance patagonienne au col de la Muande, versant nord

J2 : un aigle malchanceux sous le col

J2 : un aigle malchanceux sous le col

J2 : dans la descente vers le lac de la Muande, né de la fonte du glacier du Fond, et où finit une petite barre de séracs
J2 : dans la descente vers le lac de la Muande, né de la fonte du glacier du Fond, et où finit une petite barre de séracs
J2 : dans la descente vers le lac de la Muande, né de la fonte du glacier du Fond, et où finit une petite barre de séracs
J2 : dans la descente vers le lac de la Muande, né de la fonte du glacier du Fond, et où finit une petite barre de séracs

J2 : dans la descente vers le lac de la Muande, né de la fonte du glacier du Fond, et où finit une petite barre de séracs

J2 : dans la montée au col de la Lavey
J2 : dans la montée au col de la Lavey

J2 : dans la montée au col de la Lavey

J2 : descente versant est du col de la Lavey, face à l'Ailefroide occidentale et au glacier du Chardon

J2 : descente versant est du col de la Lavey, face à l'Ailefroide occidentale et au glacier du Chardon

J2 : sur le glacier des Rouies, face à la Barre et au pic des Aupillous
J2 : sur le glacier des Rouies, face à la Barre et au pic des Aupillous
J2 : sur le glacier des Rouies, face à la Barre et au pic des Aupillous
J2 : sur le glacier des Rouies, face à la Barre et au pic des Aupillous
J2 : sur le glacier des Rouies, face à la Barre et au pic des Aupillous

J2 : sur le glacier des Rouies, face à la Barre et au pic des Aupillous

J2 : dans la haut de la descente sud des Rouies, plongée vers le Valgaudemar sous les séracs
J2 : dans la haut de la descente sud des Rouies, plongée vers le Valgaudemar sous les séracs
J2 : dans la haut de la descente sud des Rouies, plongée vers le Valgaudemar sous les séracs
J2 : dans la haut de la descente sud des Rouies, plongée vers le Valgaudemar sous les séracs

J2 : dans la haut de la descente sud des Rouies, plongée vers le Valgaudemar sous les séracs

J2 : dans le bas de la descente, sur la neige ocre salie de dépôts en provenance du Sahara

J2 : dans le bas de la descente, sur la neige ocre salie de dépôts en provenance du Sahara

J2 : dernier portage vers le fond de vallée, après les 6 vallons et glaciers, 10 heures d'effort et plus de 2000 mètres de dénivelée de la journée !

J2 : dernier portage vers le fond de vallée, après les 6 vallons et glaciers, 10 heures d'effort et plus de 2000 mètres de dénivelée de la journée !

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